Site consacré au trimaran ALLEGRO   
Toutes les bonnes volontés sont sollicitées pour enrichir ce site ! site actualisé en Novembre 2015.

De 1987 à 2009, avec Allegretto, un trimaran ALLEGRO,  j'ai parcouru en navigation côtière à partir de Fromentine, plus de 9000 milles, à ma plus grande satisfaction. Mais, souffrant  malheureusement de graves problèmes cardiaques irréversibles, j'ai dû  à mon grand regret me séparer de ce voilier en mai 2010.
    Cependant pour continuer à vivre un peu avec ce voilier original construit à une soixantaine d'exemplaires, je propose d'ouvrir ce site à tous les propriétaires de la série ALLEGRO (et de son petit frère TRIARTI) qui sont donc invités à apporter leur témoignage. En effet aucun site détaillé n'a jamais été consacré à ce voilier conçu par André ALLÈGRE et construit par le chantier "Constructions Les 9 Écluses" rebaptisé ensuite "Midi Multicoques" de Robert Artigues à Béziers. Une façon, en quelque sorte, de leur rendre hommage.

Merci de me contacter pour d'éventuels témoignages à mettre en ligne : 
 morillon.yves@gmail.com 


Allegretto pour ses vieux jours a trouvé la sollicitude  de deux nouveaux propriétaires depuis le 29 mai 2010  :

- Brigitte Prodhomme.

- Bernard Fonquernie.
Allegretto est rebaptisé « Allegretto B&B »

Bon vent pour de nouvelles découvertes !

NOUVEAU ! Bilan de tous les travaux (avec photos) entrepris par Bernard et Brigitte en 2014 et 2015
"Allegretto B an B" passe maintenant souvent les 10 noeuds !



Sommaire :
- Les origines d'Allegretto, l'acte de francisation et les raisons du choix de ce trimaran Allegro en 1987.
- Les difficultés pour trouver un mouillage ; le choix du Grand Etier de Sallertaine ; avantages et contraintes ; photos.
- Les performances sous voiles ; photos.
- Video (streaming) : Allegretto par petit temps.
- Au moteur.
- La navigation en solitaire.
- L'intérieur, le cockpit, le pont ; photos.
- Démontage des flotteurs et démâtage : le témoignage d'Alphonse Rigaud, propriétaire de  l'Allegro Zorglub ; photos.
-
Sur Zorglub par A. Rigaud : Grutage, carénage, changement de la dérive,(Nouveau en nov 2015  : le plan détaillé de la dérive) protection des flotteurs, nouveau safran (photos).
- 2011 : installation d'un portique et d'une chaise moteur sur l'Allegro Gouren de Cédric Bouchet.
- Installation d'une chaise moteur inspirée de celles des ostréiculteurs sur l'Allegro Mynuel 2 de Michel.

- Article de la revue Bateaux 1979 essai de l'Allegro.
- Article de la revue Voiles et Voiliers mai 1983 essai de l'Allegro.
- Le chantier et les documents distribués aux acheteurs.

- ALLEGRO-en-Poésie / POÉSIE-sur-ALLEGRETTO.

- Galerie de photos (sera complétée)
Nouveau ! Le Triarti petit frère de l'Allégro  avec l'essai en 1983 dans la revue bateau !

Les origines de cet Allegro, l'acte de francisation et les raisons du choix de ce trimaran en 1987 :

     Depuis sa première francisation en 1982 jusqu'à sa vente en mai 2010, Allegretto  a donc déjà parcouru plus de 11 000 milles !
    Ce trimaran ALLEGRO porte le numéro 45 et a été constuit en 1981 par «  -Constuctions les 9 Écluses- "rebaptisé" -Midi Multicoques- » le chantier de Robert Artigues à BÉZIERS sur un plan d’André Allègre. Mais l’acte de la première francisation date du 22 juillet 1982 à Nantes ; le premier propriétaire, Monsieur Meillat, avait basé Allegretto au Croisic.
   Ce trimaran a été construit sous différentes versions à une soixantaine d’exemplaires (dont quelques uns avaient un moteur in board). Des versions allongées (Allegro 30 et Super Allegro) avec un immense coffre à l’arrière ont été également  vendues.


Voici ce que précise la plaque du constructeur et l'acte de francisation :

plaque du constructeur



  -  Longueur de signalement 8,35 m (mais une petite jupe a été ajoutée par  le précédent propriétaire).
  - Plus grande largeur extérieure 4,80 m.
  -  Jauge brute 6,21 tonneaux (ce voilier est exempté de la taxe annuelle de francisation compte-tenu de son ancienneté).
  -  Homologué insubmersible (procès verbal numéro 149-41/149-42) il était donc donc dispensé de la survie dans l’ancienne réglementation quatrième catégorie contrairement à ce qu'affirme la revue Bateaux dans son test de 1979 antérieur à l'homologation. Ce voilier pouvait être armé en troisième catégorie.
  -  Volumes de mousse dans la coque avant et arrière ainsi que dans les flotteurs.
  -  Les bras de liaison sont solidaires des flotteurs et se boulonnent sur la coque centrale par 8 boulons de diamètre 18 sur une contreplaque acier ; l’Allegro est donc transportable ! C’est ce que faisait  le propriétaire de Zorglub  avec une 604. Alphonse Rigaud démontait le mât avec une chèvre (lire son témoignage plus loin) mais c’est loin d’être une partie de plaisir, même avec une bonne équipe - et je n’ai jamais tenté l’aventure ! Le poids donné par le constructeur est  de 1,3 tonne…

Pourquoi j'ai choisi ce trimaran en 1987 .

    Après une formation au Club Nautique Saint-Nazaire et Nantes (club toujours très actif http://cnsn.free.fr//cnsn/index.php), j'avais acheté  un First 22 avec lequel je naviguais en couple avec deux enfants. Ce monocoque devenu trop petit n'était de plus guère adapté à la navigation en Baie de Bourgneuf malgré une quille relevable. En effet, celle-ci, en cas de talonnage, se relève bien, mais en cisaillant une goupille de sécurité et il faut donc sortir le bateau pour la remplacer. Or, à cette époque, devant l'école de voile de Notre-Dame-de-Monts, ma femme et moi avions été  intrigués par un trimaran (Zorglub) dont l'esthétique originale nous plaisait. La rencontre de son propriétaire, Alphonse Rigaud, a été décisive : nous avons apprécié l'insubmersibilité, la facilité d'accès par le flotteur, le plan de pont bien conçu, la bonne habilité pour la croisière côtière en famille, des performances bien supérieures à celles de mon First, l'échouage sans béquille et une dérive en acier qui se relève toute seule quand on racle un peu le fond en Baie de Bourgneuf ! (Ne pas abuser quand même ! mais échouer exige un fond propre de sable fin ou de vase car la coque n'est pas protégée). J'ai pu rapidement trouver un ALLEGRO au Croisic (acheté neuf par Monsieur Pierre Meillat) et ce fut le début d' une belle histoire...

 - 9000 milles sous voiles ! 

    Ce n'est pas un engin de course mais un voilier de croisière familiale rassurant dans son comportement et les performances dépendent davantage de l'état de la mer que du vent.

Quand il n'y a pas de houle :

    - La surface mouillée de l'Allegro est relativement faible si bien que le voilier démarre très vite dès force 2-3 pour atteindre 6 à 7 nœuds au bon plein et c'est un plaisir de dépasser tous les monocoques de même taille ! Ce trimaran est encore relativement léger (1,3 tonne) si bien qu'il prend de la vitesse à la moindre risée ; en revanche il faut être vigilant sur les réglages des voiles, abattre et bien gagner en vitesse après un virement de bord avant de serrer le vent .
    - Par mer calme sous vent modéré (3-4) on fait entre 90 et 100 degrés d'un bord sur l'autre en restant entre 6 et 7 nœuds au près serré. Toujours par mer calme, en serrant un peu moins le vent, par force 3- 4 la vitesse grimpe entre 8 et 9 nœuds avec des voiles beaucoup plus bordées que celles d'un monocoque car un multicoque crée son propre vent un peu comme un char à voile. En Baie de Bourgneuf le rétrécissement entre le Gois et Fromentine crée un effet Venturi avec accélération du vent alors que la mer reste souvent plate : au bon plein le voilier accélère franchement ; le pilote automatique le contrôle alors parfaitement et on peut s'asseoir latéralement le long du roof en se calant les pieds sur le flotteur légèrement enfoncé sous le vent : caresse de l'eau sur les pieds et impression inoubliable d'être sur un tapis volant ! Aucun monocoque ne procure de telles sensations mais je n'ai jamais dépassé 10 nœuds avec le jeu de voiles dont est équipé le voilier ; un spi améliorerait certainement les performances au portant sans pourtant, je pense, espérer surfer (1,3 tonne quand même..) : j'espère des témoignages d'autres propriétaires sur ce sujet. Les meilleures performances d'Allegretto sont obtenues entre vent de travers et bon plein. Il est rare de rater un virement de bord à moins que la mer ne soit très formée et si c'est nécessaire le voilier vire très bien en empannant.  Par vent modéré et mer calme on peut naviguer sous génois seul sans la grand-voile ! très pratique sur un coup de flemme en solitaire quand on veut juste faire un petit tour en Baie de Bourgneuf ! un coup d'enrouleur et hop! la barre est alors plus dure mais on va aussi vite qu'un monocoque - en perdant du cap au près bien entendu - Par mer calme on peut aussi naviguer dérive haute, avec donc moins d'un mètre d'eau : le voilier s'appuie sur le flotteur sous le vent et sert de dérive ; la barre est plus dure et on perd en cap mais on avance !


Allegretto en carte postale vendue plusieurs années par Artaud Frères ! Je navigue par flemme en solitaire sous génois seul...
Dans la Baie de Bourgneuf

Encore une carte postale Artaud Frères ! Attention, il faut très bien connaître la Baie de Bourgneuf pour passer avec si peu d'eau ! Attendre que la base des balises soit bien couverte avant de s'engager. Très peu de temps s'écoule entre le dernier passage des voitures et l'arrivée des premiers bateaux : les spectateurs sont des dizaines à mitrailler Allegretto...Pas de grand-voile lattée à l'époque.
passage du Gois


Malgré le génois à fort recouvrement, la grand-voile lattée d'Allegretto (achetée en 2007)  prend bien le vent !
grande voile lattée

Zorglub toile réduite
 Le vent monte ! (Ce n'est pas Allegretto mais Zorglub avec la toile réduite)

Par mer agitée avec de la houle :

    la situation se dégrade car le voilier tape un peu et passe moins bien qu'un monocoque. On ne fait plus que 120 degrés d'un bord sur l'autre au virement de bord et on perd donc du cap ; le pilote automatique devient moins efficace. Au positif, bien que l'ALLEGRO soit relativement bas sur l'eau le cockpit mouille peu et on reste abrité.
    Quand la mer est très houleuse sur un parcours triangulaire l'ALLEGRO ne fera pas nettement un meilleur temps qu'un bon monocoque quillard qui certes va moins vite mais fait un meilleur cap. 

Quand le vent commence à forcir :

        Risée subite violente et brève : on se contente de vider la grand-voile en la débordant avec le chariot ; on ne touche à rien d'autre ! Si on ne réagit pas, le flotteur sous le vent s'enfonce jusqu'à l'immersion et le bateau prend une légère gîte avec le risque - si on persiste à ne rien faire, non pas de chavirer, mais de fatiguer le gréement jusqu' à rupture d'un bas-hauban.
        Si le vent commence à monter durablement, je préfère réduire la toile du grand génois mais comme seule la balade par beau temps m'intéresse je me suis toujours mis à l' abri avant de me retrouver par force 6 (la navigation en Méditerranée peut réserver des surprises plus brutales…) si bien que, malgré les milliers de milles parcourus je n'ai que rarement pris un ris dans la grand voile (alors qu'avec le first 22 il fallait réagir très vite). Le risque de chavirage (à moins d'une mer très formée) est très faible ! et puis c'est rassurant d'être sur un voilier homologué insubmersible…!  Le programme est davantage celui de la croisière côtière avec possibilité de s'abriter quand le vent monte dangereusement. C'est donc un multicoque très sécurisant avec en contrepartie des performances qui n'ont rien à voir avec celles d'une bête de course.


Témoignage d'Alphonse Rigaud avec son Allegro rallongé "Zorglub" :

Quelle vitesse espérer ? Au largue, il m'est arrivé de planer à 12 nœuds pendant 2 ou 3 minutes, mais c'est plutôt à 10n  que se trouve la moyenne des vitesses élevées. Le record mesuré a été de 14,83 nœuds au largue avec de la houle de 2m. Je dois reconnaître que je suis rarement au largue mais au plus près serré. À cette allure, l'Allegro est très agréable, génois bien bordé et il trouve tout seul le meilleur cap, en prenant une gîte légère par force 2 à 3, puis à mesure que le vent monte, jusqu'à 4, la gîte s'amplifie, le flotteur s'immerge entièrement, seule l'étrave sortant de l'eau, et la vitesse monte à 8 nœuds, sans aucune sensation de freinage. L'impression de sécurité est surprenante. Le flotteur au vent, en montant, protège bien des éventuels embruns venant côté vent. On peut saluer les risées à la barre d'écoute. Prendre un ris dans la GV devient vite indispensable à force 5 de même qu'il faut ouvrir la chute du génois. Avec plus de vent, à partir de force 6 jusquà 8, on remonte encore un peu, mais on aurait dû rester au port !


Quelles étapes peut-on envisager sous voiles ?
   
    On peut espérer faire des étapes quotidiennes entre 50 et 70 milles ; c'est ce que je faisais quand je partais de mon appontement avec la marée du matin et que je revenais avec la marée du soir. Meilleure performance : Fromentine-Pointe du Croisic, aller-retour dans la journée.
    Plusieurs fois par an en solitaire (je le faisais encore l'an dernier...) : départ du ponton le matin, goulet de Fromentine, puis  cap sur l'île d'Yeu par vent d'est (aucun bord à tirer), 17 milles (environ 3 heures) ; mouillage forain devant le transfo au niveau des Conches vers midi, débarquement en annexe avec le vélo pliant et balade de 20 à 30 km sur l'île ; réembarquement vers 17 heures et retour direct  par vent de nord à nord-ouest sans tirer un seul bord ; (record 2 heures 30 ). Ce n'est bien évidemment pas toujours aussi favorable et il faut parfois compter sur une risée "Mercury" pour ne pas rater la marée du soir !.
    Au total, c'est un voilier aux performances relativement modestes pour un multicoque mais très sécurisant, bien adapté à la croisière côtière en famille (Allegretto a un couchage pour 5 personnes alors que certains ALLEGRO ne sont prévus que pour 4) ou bien en solitaire. Le plan de pont très vaste est bien adapté à la plongée (j'espère un témoignage d'Alphonse Rigaud) et à la pêche.

La navigation au moteur :

- Mes choix :

J'ai eu successivement deux moteurs Honda quatre temps 8 chevaux qui, sans doute par manque de chance, ont manqué de fiabilité en particulier sur l'inverseur avec des pannes intempestives jamais résolues.... La puissance de 8 chevaux étant parfois insuffisante dans le Goulet de Fromentine, j'ai donc décidé en 2005 d'acheter neuf un moteur Mercury deux temps de 15 chevaux  beaucoup plus léger que le quatre temps qui équipe l'Allegro d'Alphonse Rigaud et qui m'a donné entière satisfaction. Par économie et par sécurité un moteur 5 chevaux bien suffisant par temps calme avait été installé sur une deuxième chaise.


- L'expérience d'Alphonse Rigaud sur Zorglub très utilisé pour  base de plongée ; il fallait rejoindre les sites rapidement :

Avec un HB 15 cv quatre temps, à fond, on monte à 7.5 nœuds. Sous voile au bon plein, moteur au ralenti, vent nul ou force1 à force 2 on est à 4/5 nœuds, et la consommation est de moins de 2,5 litres/ heures. Donc avec 20 litres d'essence, on peut compter faire 30 milles, ce qui laisse le temps au vent de s'établir. Je pense que c'est une sécurité de pouvoir faire route contre le vent fort et la houle et le 15cv est parfait. La coque passe très souplement dans la vague, et le cockpit protège assez bien des seaux d'eau. On a une réserve de puissance pour ne pas trop consommer. Ainsi, sortir d'un mouillage forain, devenu soudain désagréable, est plus aisé grâce à cette puissance raisonnable.


- Une très bonne base pour la plongée : témoignage d'Alphonse Rigaud sur son ALLEGRO (rallongé avec un grand coffre à l'arrière) :

Un bon flotteur pour la plongée : Pour plonger au large, rien ne vaut un multicoque, car si ses mouvements sont secs ils sont peu amples. La disposition des flotteurs de l'Allegro permet une mise à l'eau du plongeur confortable, on est assis sur le pont, les pieds sur un flotteur. On peut terminer son équipement tranquillement avec tout sous la main. Il y a place pour deux plongeurs de chaque côté avec cette disposition. La surveillance est améliorée par rapport à un Zodiac, on domine la situation ( valable pour n'importe quel voilier c'est vrai !). La remontée sur le bateau s'effectue simplement : après avoir fixé son bloc à un pendeur, on est sur le flotteur en deux coups de palme ! La plongée terminée, le matériel rangé, on a tout ce qu'il faut pour la détente : l'espace, les sièges dans le cockpit et la table bien garnie grâce à la cuisine du bord. On peut , ensuite, envisager sereinement une 2ème plongée !

Des milliers de milles  en solitaire :

    Il faut d'abord accumuler de l'expérience en équipage réduit avec seulement  un équipier et apprendre l'anticipation des manoeuvres avec de la méthode sans jamais se presser. Allegretto ne posait pas de problèmes particuliers car toutes les drisses sont renvoyées au cockpit et 5 winches dont 4 self tailing (2 de 28) facilitent la manoeuvre. Avec une gîte très réduite, les déplacements sur le pont sont aisés d'autant plus que le plan de pont est particulièrement vaste. Je portais toujours mon gilet de sauvetage .
    Il est très facile de monter et de descendre par le flotteur le mieux protégé du clapot : le mieux est de s'asseoir sur le flotteur, les pieds dans l'annexe ! J'avais installé un mouillage arrière que je contrôlais ainsi facilement sans quitter la barre et le  moteur. Par sécurité, l'ancre doit toujours être à poste (je la posais souvent sur la jupe) lors des manoeuvres. L'absence de grand coffre à l'arrière (ça doit être moins facile sur les Allegros qui ont été rallongés) avec l'accès direct à la jupe et au moteur facilite largement la manoeuvre.
    Pour aborder le ponton, je le dépassais à vitesse réduite en conservant un peu de dérive pour éviter l'effet savonnette ; l'idéal est d'arriver à marée montante par vent arrière (par vent de travers c'est plus délicat) : j'inversais le pas de l'hélice, je contrôlais le recul avec le safran et le régime moteur et je faisais mon créneau ! il faut préparer une amarre capelée sur le crochet  de la gaffe.
    Pour rejoindre un corps mort, remonter en marche arrière contre le vent ou contre le courant suivant le cas ; c'est enfantin de saisir le corps-mort par l'arrière puis on repasse une amarre par l'avant.
    En mouillage forain de quelques heures par beau temps je me contentais de laisser Allegretto sur le mouillage arrière (ce qui déstabilisait parfois des plaisanciers qui ne se rendaient même pas compte que j'étais à l'ancre par l'arrière et qui mouillaient sur ma ligne ! authentique !...) , pour la nuit, en mouillage forain,  j'utilisais les  deux ancres, une à l'arrière, l'autre en avant..

L'intérieur, le cockpit et le  pont, dans l'état d'origine au moment de la vente en mai 2009 :

    Ce ne sont pas les aménagements intérieurs du chantier - on pouvait en effet acheter une version à terminer soi-même- mais ceux construits par le précédent propiétaire, Monsieur Pierre Meillat. Je les ai trouvés  simples mais fonctionnels avec de nombreux rangements et un cloisonnement pratique et intelligent ; les vaigrages sont en liège ce qui évite la condensation.


Poste avant avec couchette double ; les toilette chimiques fournies (non montées lors de la photo) s'encastrent dans le berceau carré. A droite le WC marin avec un coin toilette et rangements ; à gauche une penderie. Ce coin toilette est séparé du carré par une porte.
poste avant

Le carré avec la table qui pivote de 90 degrés ; on distingue la manivelle qui sert à remonter la dérive qui descend d'elle même par son poids ; le vaigrage en liège est bien visible ; nombreux équipets. Le matelas de la couchette tribord avait été enlevé lors de la photo.

  table à carte


La couchette babord et les équipets ; derrière la cloison blanche se trouve le coin cuisine. À tribord deux couchettes dont une cercueil.

couchette


Le coin cuisine avec l'évier inox, le réchaud ; rangements en-dessous.
évier

Sous le cockpit un gand rangement dans lequel on place le zodiac 2,60 m ; le moteur in-board de certains Allegros est à cet endroit.
Rangement


Le cockpit avec le pilote ; grand coffre avec la nourrice sur le côte babord ; à tribord petit coffre dans lequel je range le mouillage arrière ; le contrôle de ce mouillage, du safran, des deux moteurs est très aisé en solitaire puisque Allegretto n'a pas été rallongé, à part une jupe. Un palan permet de remonter très facilement le moteur principal.
deux moteurs

Mouillage de rêve au Pilier : le safran en positon haute ; le moteur principal se relève facilement avec un palan.
mouillage au Pilier


Les passavants sont très larges  et la circulation (gîte réduite) est très facile et sécurisante ; de chaque côté des coffres pour ranger l'échelle de bain et les pare-battage. On descend à l'annexe et on remonte par les flotteurs. On peut s'asseoir sous le vent le dos calé contre le roof les pieds sur le flotteur !
coffre latéral et flotteur

Le davier est robuste ; l'enrouleur ainsi que l'étai ont été changés en 2006.
davier et bitte

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Une vidéo en streaming : Allegretto par petit temps.
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